Giboulée

Giboulées

 

La pluie, ploc, pique !

Le Silence s’est brisé,

Avant le Ciel était bleu,

Là il est transparent.

Les mots tombent

Mots de pluie

Pluie de mots

Ploc ploc !

Les mots piquent

Eclatent sur le sol

Et les lettres s’éparpillent

Des lettres en or

Des lettres en diamant,

La foule vénale accourt

Pour ramasser les lettres

La foule banalephabète.

Mais à peine une lettre est-elle touchée

Qu’elle devient cendres !

Alors ça hurle !

Ca vocifère

Ca colère !

Ca bastonne même

Et derrière le rideau de la réalité

Une autre foule

Une foule d’enfants défavorisés.

Il y a des Somaliens

Qui tiennent à peine debout

Mais gardent leur main

Dans celles des autres.

Il y a Aïcha, une petite Irakienne

Il y a Youssef, le palestinien

Il y a toi,

Il y a lui,

Il y a nous

Les enfants des autres

Les enfants de rien.

Pendant que la foule perdue

Cherche ses mots pour s’enrichir

Mais ne voit que du sang

Et se déchire

La foule des enfants derrière le rideau

Observe

Observe calmement.

La foule des enfants de Maintenant

Oui Maintenant !

Car le passé est dans la cendre des mots

Le présent dans la foule des idiots

Et l’Avenir

Est saisi à pleines mains

Par les enfants de Demain

Qui déchirent le rideau

Et marchent sur les mots

En jetant vers le Haut

De grands sourires si beaux

Que ça forme un Ciel si bleu

Que des larmes de joie

Viennent arroser

Ces jeunes pousses

Et la pluie de joie se déverse

La pluie de Vie est versée

Et le lourd Monde du Passé

Est anéanti dans la mémoire

Des maux.

Crois-tu vraiment

Que ce n’est qu’un simple poème ?

Ou un joli conte ?

Mon ami, c’est le Verbe que tu Aimes

Le Verbe qui Monte.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

revenir en haut de la page