Fête des Mères

Fête des Mères

Si vous continuez ainsi, il ne restera plus que du vent. Soufflant sur les cendres froides et les gravats car vous n’aurez pas écouté les mères et les enfants. Quel gâchis ! quels dégâts ! Tout était pourtant bien évident posé dans le cœur des enfants, dans le regard des mères comme une offrande à ne plus mentir, ne plus faire semblant d’être un Monde évolué quand c’était l’aveuglement par le pouvoir et par l’argent. Mais le machisme à son paroxysme est aveugle et sourd et brandit le rassemblement des guerriers et conspire en catimini pour étendre son pouvoir. Les barbares n’ont pas disparu. Ils sortent des grandes écoles. Devoir de mémoire ? La solution à cette gangrène n’est pas et n’a jamais été dans l’esprit des grands, dans celui des intellectuels de plateaux-télés, dans les tromperies des journaux télévisés. La solution est dans le cœur d’une mère. Une mère qui a souffert pour mettre au Monde cet enfant et qu’elle voit plus tard devenir bourreau, potentat ou qui pleure en voyant la poupée dépasser des décombres, son enfant enfouie sous le poids de l’incohérence. Avec force stratagèmes, vous faites comme si cela devait continuer ainsi, ad vitam aeternam, qu’il n’y a pas d’autre politique possible même si celle-ci subie depuis des siècles, n’est que machiavélisme. Qu’un enfant propose le verbe aimer et il reçoit en pleine figure le rire gras du trublion armé jusqu’aux dents. Mais ce que vous ignorez, c’est que ce mot prononcé par l’innocence se joint immédiatement au geste de la maman le prenant dans ses bras. Même si les puissants les regardent, l’une et l’autre, les toisant du haut de leur grandeur avec trop de fiel dans le cœur, ils ignorent. Ils ignorent totalement que la Vérité a presque atteint l’ultime seuil après avoir monté l’escalier alors que les mensonges prenaient l’ascenseur. De la part des mamans, de la part des enfants, n’attendez plus le labeur soumis à vos caprices, mais des petites graines de poésie recueillies dans l’intuition surprenante d’audace. Vous ne continuerez pas ainsi, non que cela est inscrit quelque part dans une mémoire céleste mais le temps des mamans est à son Aurore. Il va vous falloir saisir alors l’humilité de vos carences afin de participer à toute cette Naissance, Participer avec autant de plaisir et de joie, et de liesse que celle semée à chaque instant dans le champ des espoirs. Vous ne pouvez imaginer la moisson.  

Les mères sont des fleurs de Lumière se nourrissant à l’éclat de l’instant sublimé, s’abreuvant à la joie instantanée de l’enfant jouant à courir après un papillon. Là, elle sait dorénavant qu’une fois grand, il ne voudra pas dominer. Il ne voudra pas accumuler. Il voudra être tout en faisant un clin d’œil à Hamlet en partageant, en allant à la Connaissance afin d’être heureux, afin d’être Présent.

Michel Labeaume

29.05.22

Date de dernière mise à jour : 29/05/2022

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