La croissance du séquoia

La croissance du séquoia

Ceux qui détruisent les forêts pour s’enrichir ne font que transformer l’or en plomb. Alchimistes de l’Ombre, ils coupent net le dialogue avec leur conscience à coups de tronçonneuses. L’arbre n’est pas que cette plante immobile. Ils l’apprendront un jour. Ainsi que tous les messages qu’il délivre. Qu’il offre car là également est son rôle. L’un de ceux-là. Comme tout ce qui fait la Nature. Du plus petit brin d’herbe au séquoia géant jusqu’aux sommets enneigés. En fait, tout est sacré. Individuellement d’abord puis collectivement, jusqu’à créer ensemble cette interdépendance, cette fabuleuse beauté que beaucoup trop, sur cette planète ecchymose, considèrent comme secondaire en regard de leur stupide croissance. Que peut bien leur apporter cette puissance qu’ils affichent en se permettant d’entrer sans frapper dans n’importe quel bureau. Si ce n’est peut-être le délicieux réflexe pour retenir un rot lors d’une soirée mondaine où le paraitre est maître-mot. La Nature a cette magie de montrer la beauté de l’individuel puis en le faisant côtoyer avec d’autres éléments, étaler ainsi aux regards des « éveillés » le sublime du collectif. De nuit, l’arbre mort comme touchant de ses branches nues   les constellations les plus lointaines est une fabuleuse histoire à décrypter. Encore faut-il aller au plus haut du vibratoire pour comprendre que l’on peut être soi-même un des chapitres. Le collectif, dans cette humanité, se résout à des drapeaux sous lesquels on profère d’hideux cris guerriers, prêt à en découdre. L’individuel lui est limité à la survie ce qui peut se comprendre en regard des agissements aveugles des « dominantis ». Ils ne comprennent pas, ces derniers, que pour évoluer au sein de ces peuples, ce n’est pas avant tout chercher à s’en extraire pour monter sur le trône. C’est d’abord aimer. Ecouter. Partager. Bien des maîtres ont dit des leçons, habillés en mendiants, mais ils n’étaient pour la plupart du temps que croisés rapidement tout en saisissant la pièce d’un air déçu. Que l ‘on ne les ai pas écoutés.   Bien des anonymes, des sans-dents, parcourent leur existence à un niveau dont les dominants n’ont pas conscience. Ils ont compris, ces femmes et ces hommes de la rue, que mordre dans la vie à pleines dents peut être encore plus idiot qu’abattre une forêt pour y bâtir un commerce qui vendra. Des arbres. Mais l’idiot est comme le bubon rempli de sanie. C’est ce qu’actuellement on vit. Il y a peu de temps que le bubon a éclaté. Dans peu de temps l’Humanité sera guérie.

Michel Labeaume

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