Des nombres

Pouvoir : Un pour tous, tous pour Un

En écoutant les discours (même d’une oreille et pas jusqu’au bout) des politiques, on peut en conclure que le Français moyen, pour l’élu, n’est qu’un chiffre. Un chiffre qui, ajouté aux autres pour un total de près de 68 millions est seul habilité à faire valoir l’identité française. Le nombre pour ces gens est la force définissant leur pouvoir. L’individu doit prendre conscience qu’avant tout il est un numéro, rien d’autre. Le piège tendu par le pouvoir est la notion de solidarité. La Covid 19 en est une preuve par le fait que l’Elysée veut la totalité du nombre vaccinée afin de montrer la force de son pouvoir. Si nous prenons d’autres domaines (travail par exemple) le nombre revient en première ligne. L’individu devant son atelier n’est rien qu’un chiffre, un numéro au service du patronat, donc du pouvoir.

Or l’être humain, devenu chiffre (et pousseur de caddie pour le nombre du patronat) est avant toute idée de soumission, un élément à part entière de l’Univers. Un élément précieux, vivant, quel qu’il soit (béni ou maudit) dont le chemin individuel seul compte et pour lequel il a choisi sciemment de faire partie de cette humanité. Je dirai même une étoile en devenir. Ce but, ce chemin ont complètement disparu sous les rangers et les tasers des policiers, les ordres du patronat, les discours trompeurs et sournois des pouvoirs. Alors le Français moyen aujourd’hui est comme un animal enfermé dans la cage d’un zoo. Il tourne en rond, ne comprend plus rien et certains vont même jusqu’à dire que la liberté est un piège, fiers d’appartenir au nombre qui fait la force des puissants. Les médias taisent le nombre de suicides, de dépressions, car eux-mêmes sont un exemple flagrant de l’individu pris au piège du nombre à qui ils vouent une fidélité sans faille au détriment de l’individualité lumineuse et riche. Ils taisent le nombre de suicides, de dépressions car ce nombre viendrait perturber l’autre qui bâtit la force, l’union, sans tenir compte de l’un, de l’unité.

Nous pouvons très bien nous opposer à cela sans révolution, sans sang versé, sans tribunaux de la Terreur mais rien qu’en nous donnant la main, tous, toutes ces unités riches de leurs diversités et n’ayant qu’un seul but : Aimer la Vie.

Il n’est pas interdit de penser qu’un être humain sera plus lumineux s’il va s’abreuver de ces rayons d’or de l’aube plutôt qu’errer entre les rayons de Carrefour. Pas interdit de penser qu’un être humain rayonne quand il sourit aux gens, montre sa joie de vivre (excellent placebo) au lieu de lever le poing pour montrer son accord de poids à un politique avide de pouvoir et de ce fait, à la recherche du nombre.

Alors cessons ces délations, ces masques de haine sous des masques ridicules et réapprenons à vivre ensemble.

 

 Michel Labeaume

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