Mot dans une bouteille

Juste un petit mot dans une bouteille jetée à la Mer.

Je ne suis pas solidaire avec les Ukrainiens, mais avec toute cette Humanité. En regard de la Création (ce que d’autres nomment chaos cosmique) et des millions de mondes habités, mes proches ne sont pas seulement ma famille, mais également l’épicière russe, l’artiste ukrainien, le paysan nord-coréen, le miséreux chinois, l’intouchable indien, l’enfant des favelas. Il ne tient qu’à leurs dirigeants de venir rejoindre cette grande famille humaine. Il ne tient qu’à eux de cesser d’ourdir et ‘écouter ces financiers de l’Ombre pour enfin se tourner vers la vraie richesse : l’Humain. Et par voie de lien, cette Terre qu’il faut choyer, se sol qu’il faut aimer. A quoi va vous servir de réussir à réguler le climat si vous continuez à déverser des tempêtes de haine, des ouragans d’hécatombes et des pluies de mensonge venant inonder la vraie raison pour laquelle vous êtes vivants ? A quoi vous sert de bercer l’enfant si c’est pour ensuite lui donner un fusil ou lui inculquer un arrivisme de pouvoir grotesque ? Ces individualismes vous raidissent et ainsi imbus d’orgueil mal placé, l’ego imbriqué dans son propre poids d’immobilisme, vous crachez sur celles et ceux ayant perçu en leur âme la clé de l’éveil, la source de leur envol ? Chaque aube est une naissance. Un continuum espace-temps au sein duquel, aussi bref paraît-il n’est rien d’autre qu’un hologramme d’une certaine éternité.

Michel Labeaume  

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire