Viens Liberté

Viens Liberté

Viens Liberté ! Viens te poser sur ma main. Elle a toujours été ouverte. A offrir. Viens Liberté picorer ces graines de volonté. Tu peux en prendre tant que tu veux. Plus tu en prends, plus ma main se remplit. C’est ainsi l’Offrande. Et tu iras semer cette nourriture dans l’esprit des hommes prisonniers d’eux-mêmes. Il est temps de les délivrer. Délivrer ces dominants avides de pouvoir de leur enfermement. Délivrer ces peuples du refus de te savoir possible. Tu es la cible Liberté. Leur cible. La cible du fomenteur aveugle et borné. La cible de l’accapareur de liasses de billets scrutant le tapis rouge s’il est bien nettoyé. La cible de l’enfant agonisant dans les décombres des demeures ravagées. De la femme africaine travaillant sans cesse pour nourrir sa dignité. Ils ne t’ont jamais vue Liberté ! Hormis dans les écrits bénis des poètes inspirés. Dans les symphonies des compositeurs encensés. Entre les torrents de larmes et de sang déversés dans les ornières des atrocités. Et quand tu les auras touchés reviens à ma main Liberté. Ce sera ton nid. Ton aire d’où la puissance d’amour de la Source saura t’abreuver. Puis tu redescendras. Leur offrir ces quelques gouttes en les mêlant à leurs pleurs. Pour alléger les peines, il faut toujours un peu de cette lueur qui éclairera leur possible. Enfin. Cette eau va irriguer les chants qui vont fleurir de cette pureté et les offrir hors de portée à la Source qui patientait d’entendre ces hymnes à la Beauté. Voilà Liberté. Puis quand tu reviendras à ton nid, à ma main, tu verras que je l’aurai remplie de Certitude. Son amplitude quand tu descendras la leur offrir va fissurer leur hébétude et la lumière alors pour pénétrer. Naissance. Renaissance. D’une nouvelle Humanité. Toutes les formes de servitude se feront cailloux. Gravier. Et les plus valeureux en traceront un chemin jusqu’au sommet. Jusqu’à l’apogée partielle car du haut ils pourront entrevoir d’autres sommets, non à conquérir pour accaparer mais à arpenter pour se nourrir de connaissance. Il n’y aura jamais d’obèses dans ces Mondes offerts aux volontés. Que des lumières, des éclats, tant de rires que de félicité.

Viens Liberté !

Michel Labeaume

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