Sur une piste

Sur une Piste

Alors que les retors, hypocrites, machiavéliques, chafouins et cauteleux semblent avoir trouver leur aisance dans ce Monde pollué par les pouvoirs avides d’argent et de domination, il existe au milieu de ces foules en délire des anonymes, plus enclins à regarder autour d’eux avec cette intelligence sensible manquant tellement à celles et ceux qui font les unes des journaux, magazines et autres drogues dures faisant des ravages dans les esprits fragiles et faibles. Ces êtres côtoient avec nonchalance et simplicité les peuples auxquels ils se joignent car c’est avec eux qu’ils savent le grand Changement être possible (et inévitable) tant les dominants de toutes sortes sont ces aveugles et sourds volontaires plus atteints que les handicapés réels.  C’est à partir de ce flagrant que l’on aperçoit, se faisant de plus en plus large et profonde, la frontière, le no man’s land séparant ces deux « continents ». Depuis trop longtemps déjà, on inculque aux jeunes la leçon primordiale qui est de sortir de la masse populaire en exerçant un métier bien rémunéré. Un peu comme si cette masse populaire, cette populace était le marais putrescent duquel il faut s’extraire à tout prix. Un peu comme si l’oiseau quittant son nid revient régulièrement vers lui pour y lâcher une fiente. Médias et pouvoirs sont de connivence afin de subtilement toujours montrer la masse populaire comme une des sources à tous les problèmes engendrés quotidiennement. La politique est et restera toujours cet outil pour la gestion et l’organisation d’une société organisée et non ce glaive brandit d’une main et de l’autre cette épée de Damoclès au-dessus des multitudes. Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux. Je pense que Montesquieu ne figure pas dans le programme de l’ENA ou Sciences Po…Aujourd’hui, ce qui est grand, c’est la course à la richesse en détruisant la Nature, figurer parmi les Nations les plus développées en omettant le côté ravageur que ce terme comprend. Être du Peuple et le rester n’est pas du tout un manque d’ambition ; c’est un art subtil qui permet à l’âme de s’enrichir et développer des énergies positives avec les moyens qui sont les siens, aussi petits voire pauvres puissent-ils être. La grandeur d’un être vivant ne s’acharne pas sur la toise de l’ego, mais sur l’invisible diamant qui brille chaque jour de plus en plus dans le cœur de l’âme. Ils voudraient être séquoias, dominer la plaine, la région, le pays, de leur grandeur, c’est au bout du compte qu’ils vont s’apercevoir de la lourdeur et le gaspillage de leur existence s’enfonçant dans l’abîme de leurs illusions. Un homme ou une femme du peuple ne voudra jamais sa statue au centre de la place servant de toilettes aux pigeons, s’il ou elle a su donner afin de recevoir, partager au lieu d’accumuler et s’ouvrir au lieu de refermer sa cassette de fesse-mathieu ou pisse-vinaire en jetant des regards soupçonneux autour. Quand on parle du verbe aimer beaucoup confondent avec le verbe avoir. Justement, parlons d’argent. Si l’argent sert justement à créer, générer du positif (donner la pièce à un mendiant, acheter de quoi survivre un peu à une personne dans la détresse, construire un puits en Afrique, une école ailleurs, les motivations ne manquent pas) qu’est un milliardaire si ce n’est un hurluberlu croyant être riche alors qu’il ne fait qu’accumuler des moyens de l’être. Aimer, Vivre c’est le Don. Voilà la richesse. La seule.

Michel Labeaume

La religion est pour ceux qui ont peur d’aller en enfer. La spiritualité est pour ceux qui y ont déjà été. (proverbe sioux)

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