Trsyati

Trsyati

 

A l’instant même où ils déposeront leurs armes, leur économie, leur politiques, leur croissance, leur PIB, leurs conflits d’adultes immatures, à cet instant même, le grand Souffle va caresser la Terre, tout comme l’Un-visible posera sa main sur Gaïa, pour un sourire de bienvenue. Ici et ailleurs, partout sur la planète couverte d’ecchymoses, les chants et les danses et les mains tenues les unes dans les autres, et les petits et les grands, et même les plus vieux qui marmonneront : il était temps. Planète bleue, la Plénitude sera cet arbre de vie plongeant ses racines dans un sol à nouveau vivant. S’il fallait décrire ce qui sera grand et bonheur, il faudrait mille et mille pages et encore plus d’ailleurs. Qu’importe le manque de mots quand les maux sont effacés, la reconnaissance insufflée du Silence germant le Renouveau. Peut-être restera-t-il encore quelques banquiers crapuleux mais que peut faire le criquet isolé dans un champ vertueux de si belles roses. Peut-être restera-t-il encore quelque grande école de pouvoirs mais la jeunesse qui s’y risquera aura droit à l’odeur putride des devoirs et comprendra l’appel de la liberté en allant avec les uns, avec les autres, danser l’apothéose du moment. Les essaims d’enfants iront butiner la nouvelle lumière dans ces espaces où la Terre insuffle sa naissance dans l’écrin d’un Uni-Vers enrichi d’une Humanité. Sur le bord des routes, des chemins et des rivières, de petits éclats d’étincelles donneront leur joie. Certes, tout ne sera pas rose, il faut bien le reconnaître, mais c’est avec des sûrement et non des peut-être que le pas de chacun sera fort et puissant. Les sommets jusque là utopiques dévoileront leur réalité, et dans la profondeur des âmes ouvertes à cet infini, scintillera le Fertile comme une coupe offerte à bout de bras. Les contrats d’armement, les sommets de la Terre stériles comme un sol de pierres, les réunions au sommet des puissants impuissants feront partie de l’Histoire à lire aux enfants. Au-delà des horizons du soir, se déploieront des draps d’étoiles, facétieuses joueuses dans ce jardin si grand. Et à l’heure où l’Aurore glisse ses couleurs à travers la nuit qui s’enfuit, ce sera ainsi chaque jour d’y sentir la magie de cet Amour pour 7 milliards d’enfants.

 

M.L. 6 JUIN 18

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