Silence

                Le Silence derrière le mur

 

 

               

                Ils peuvent toujours se moquer quand je dis que le Silence est une encyclopédie à voir et à entendre, puis écouter. La différence est mince mais fondamentale. Comme l’est celle entre voir et regarder.  Il fau s’oublier totalement quand on est baigné dans ce Silence de la Nature. Qu’importe les abois du chien au loin, les bruissements des oiseaux d’eau qui, sur l’étang, ont senti ma présence. Qu’importe, ils participent au soulignement de cette Paix, dont l’aura n’est rien d’autre que la création elle-même. Les mots finalement ne seraient-ils pas des trous que l’on creuse en soi pour y rechercher ce Silence, comme un trésor dont on sent la présence. L’écriture elle-même, allant d’une œuvre magistrale à un discours de haine totale, ne serait-elle pas une barricade face à ce que l’on refuse de voir, d’admettre ? Les dominants font du bruit car ils ont peur du Silence. Et s’ils ont peur, c’est que quelque part en eux, il y a toujours du vivant. La peur est une réaction de refus. Elle doit être dépassée. Tant que nombre de gens vivront ce refus, ce refus les fera crier. Allant pour certains jusqu’à la raillerie, jusqu’à la haine. Et l’humanité tourne en rond comme un nuage de mouches autour du plafonnier. Excusez-moi un instant, je dois aller relever un homme qui vient de tomber à terre là-bas dans le désert, frappé par le refus. Excusez-moi un instant, je reviens. Je dois discrètement libérer un enfant-soldat pour lui apprendre le vrai combat, lui offrir l’arme seule qui efface les maux. Me voilà, je suis de retour, je disais donc que la peur fournit également une opportunité au fantôme de l’ignorance de s’incarner. L’ignorance qui fait crier, qui crache sur le Silence et fournit l’errance aux mouches qui tournent autour du plafonnier. Nombre de dominants ont compris l’atout qu’ils pouvaient tirer de cette ignorance. Ils la cultivent. Mais ce qu’ils ignorent, c’est que chacun de nos actes, qu’il dure 3 jours, ou une seule seconde, s’inscrit dans un recueil-miroir qu’il va falloir compulser. Là encore, la peur peut faire tout basculer. L’Energie nouvelle qui s’insinue grâce au Silence jusque dans les moindres recoins des esprits, des mémoires est en quelque sorte un non-tsunami car elle a pour seule force celle que beaucoup enfouissent dans leur refus. Aux premières éclosions des fleurs de lumière, beaucoup seront à la moisson, dans la joie, la plénitude. Combien fuiront emportant avec eux le poids de leur refus ? Qu’ils chutent et c’est avec le Silence que nous leur tendrons la main. Excusez-moi, je dois aller cueillir une graine de foi, la semer autour de Lui et faire de cette Humanité, avec tous mes ami(e)s, un totem du Silence autour duquel la danse sera une ronde féconde sous le son cristallin des étoiles et des galaxies. Ils peuvent toujours se moquer. Mais se moquer n’est qu’un cri. Le cri de l’enfant, qui doit naître à la Vie.

 

M.L. 14/01/18

 

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