Les fourmis

 

 

Forcément, cela devait arriver, ou peut-être, ou bien sûrement. L’homme est une espèce en voie d’évolution. Mais cela, la plupart des dominants ne le savent pas, ou le refusent, confortés qu’ils sont dans leurs quotidiens de pouvoir, de richesse, de domination et de conflits. Et face à eux, un monde de manipulateurs ayant rassemblé les moutons dans leurs enclos de dogmes, de sacré, de préceptes, tout cela pour un pouvoir parfaitement imbécile. Et les peuples, déchirés de part et d’autre, luttent pour leurs croyances et leurs convictions politiques. C’est un peu comme si l’on avait placé cette humanité dans un récipient fermé ne contenant qu’elle et des excréments. Les dominants ayant besoin qu’on les suive font tout pour endormir et surtout leurrer. Ils s’attachent les uns et les autres aux croyances car tous ceux qui les travaillent représentent une force utile. Et ça gigote dans le seau de merde. Ces deux forces (politique et croyance) disposent en plus d’un servile serviteur, encore plus trompeur, falsificateur, le média.

Mais ces renards vieillissent. Et en l’homme, quel qu’il soit, quelle que soit son activité, terroriste ou saint homme, il y a des braises qui depuis peu rougissent. Le feu couve en son être qui veut faire vivre la Flamme, unique, universelle, et éternité. Celles et ceux qui la ressentent (et ils sont nombreux) sortent du seau (bien sûr, moqués par le servile serviteur) et entrevoient tant en eux qu’autour d’eux un horizon nouveau, un chemin de montagne ô combien magnifique. Il leur faut être discrets (une flamme meurt d’ans un océan) mais si cette conscience supérieure s’ouvre c’est qu’elle a accepté, ingéré la nouvelle Energie. Et ni dominants, ni croyants dogmatiques ne peuvent arrêter celle-ci. Les mondes du Vivant ont des cycles. La nouvelle énergie qui monte des tréfonds de l’inconscient et descend des hauteurs du Sublime est l’un d’eux.

 

Comprendre que dans un esprit de dominant préoccupé constamment par les cours de la Bourse, les OPA, les dessous de table, les contrats, et tout ce qui fait qu’il accumule de tracas, ne peut laisser la place, voire une toute petite place afin de laisser passer cette nouvelle Energie, est impossible. Patience…

 

Comprendre que vouloir à tout prix rassembler les hommes à grands renforts de Vocifer, de sacré placé sur leurs convictions et parfois jusqu’à l’assassinat, est d’une incongruité phénoménalement grotesque et empêche de même la nouvelle Energie de pénétrer. Patience…

 

Comprendre qu’accuser « Dieu » de ne rien faire et ainsi le rejeter est comme accuser celui qui a donné les outils au jardinier qui ne les utilise pas. Comprendre…

 

Tout vivant est sacré. De la Nature avec ses pierres, ses terres, sa flore et sa faune et tout au-dessus de ceci, l’homme. S’il sait l’utiliser en l’aimant, elle va aimer l’attirer. S’il continue à la détruire, elle a la politesse de lui taire cette vérité : ce n’est pas l’homme qui aura le dernier mot.

 

 

« Nous sommes tous des visiteurs de ce temps, de ce lieu. Nous ne faisons que les traverser. Notre but ici est d’observer, d’apprendre, de grandir, d’aimer. Après quoi nous retournons à la maison » (proverbe aborigène)

 

 

« La paix ne pourra naître dans ce monde que lorsque toujours plus d’hommes prendront conscience de l’unité de la vie existante entre la nature, les animaux, les plantes, les minéraux et les hommes ; et vivrons en conséquence » (Elan noir, chef indien sioux)

 

« Les fourmis se sont dit : Réunissons-nous. Nous réussirons à transporter l’éléphant » (Proverbe Mossi – Burkina Fasso)

 

Quand je regarde une fourmilière je me dis : C’est incroyable comme c’est organisé. Quand je regarde l’humanité, je n’ai qu’une envie, retourner voir la fourmilière. (M.L.)

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